Margin Call
Gwen Cahue - Bastien Ribot - Julien Cattiaux - Wil
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PRODUKTBESCHREIBUNGEN
Après un 1er album en forme d’hommage à Michel Petrucciani (Memories of Paris), Gwen Cahue prolonge sa quête musicale en plongeant les racines manouches de sa guitare dans les eaux fertiles de la musique universelle, honorée ici à travers quelques figures majeures : A Piazzolla, C Mingus, Radiohead, E Louiss, O Peterson… Une richesse d’inspiration sublimée par la vibration des cordes, dont la splendeur des résonances signe la confirmation d’un grand talent. \- \- \- \- \- C’est avec une vieille Favino que Gwen Cahue a enregistré l’intégralité de la musique de cet album. Les vibrations chaudes et boisées caractéristiques de ces guitares, tout autant que la sonorité cristalline et volontiers incisive qui a fait de longue date leur réputation – pour peu qu’elles se retrouvent, comme ici, entre des mains suffisamment affûtées ! –, embaument donc les \x27paysages sonores\x27 déployés au long de cet opus. \- \- En spécialiste de l’idiome acoustique, Gwen Cahue maîtrise élégamment son sujet, comme l’atteste par ailleurs sa connaissance sans faille de la musique de Django Reinhardt et des codes du jazz dit \x27gypsy\x27. Toutefois, bien qu’il ne s’interdise ni de fréquenter ni de parcourir lui\-même ces territoires \x27parfumés\x27, ce n’est pas dans le strict périmètre de cette orbite\-là que le leader a choisi de naviguer. \- \- Renversant la perspective, c’est en effet \x27de la marge\x27 que Cahue interroge et lance son appel (pour traduire cette expression des traders : Margin Call). Qu’est\-ce à dire ? Que chemin faisant, le \x27bagage\x27 accumulé lui permet d’affronter la tempête ? Sans doute. Que l’on assiste donc quasiment en direct, à travers cet album, à ce \x27changement de cap\x27 ? Peut\-être. Ou bien qu’il s’octroie cette \x27marge de manœuvre\x27 que tout artiste digne de ce nom se doit de réserver et d’affronter, afin de se jeter à corps perdu dans la bataille ? Sûrement ! Un peu de tout cela, probablement. \- \- Pour se sauver du naufrage, d’abord se jeter à l’eau, au risque d’être englouti ? Telle s’impose, implacable, la règle \x27tragique\x27 du ruissellement musical, spécialement celui de l’improvisateur. Force est de reconnaître qu’en la matière, Gwen enfonce au passage quelques clous bien plantés. Qu’il se réclame d’illustres prédécesseurs parmi les aventuriers du jazz O Peterson, Mingus, E Louiss ), ou qu’il tente \x27le grand saut\x27, se coltinant à une relecture du Soledad de Piazzolla qui va faire date ou dénouant, à la suite de Brad Mehldau, les entrelacs d’un tube de Radiohead.Impeccablement cadencée par une section rythmique constamment à l’écoute, l’histoire se joue en fait à plusieurs, notamment dans les échanges avec le violoniste Bastien Ribot, partenaire de choix qui relève brillamment tous les défis du leader. Sans plus attendre !